Ultériorité dans le passé et conditionnels en basque navarro-labourdin

Résumé : L'ultériorité en basque continental peut être marquée soit par un suffixe aspectuel prospectif (qui s'oppose au perfectif et à l'imperfectif) sur les participes verbaux, soit par le suffixe -ke sur le verbe (lexical ou auxiliaire) fléchi - mais -ke peut aussi avoir, selon le contexte, des valeurs modales diverses, qui vont de l'équipossibilité à la prédiction engageant le locuteur, en passant par la probabilité. Du côté des marques de temps et d'accord, on a aussi trois dimensions : le présent (d-) s'oppose à la fois au passé (z-) et à l'éventuel (l-), que l'on trouve dans les conditionnels du présent-futur. Il n'y a donc pas d'identification possible entre l'expression de l'ultériorité dans le passé (participe prospectif + aux. au passé) et celle du conditionnel présent-futur -- mais c'est cette même combinaison qui traduit le plus souvent notre conditionnel passé ou contre-factuel, et qui peut enfin, depuis plus d'un siècle, correspondre au would dit fréquentatif de l'anglais, ce qui peut s'expliquer par une réanalyse modale du suffixe de prospectif.
Type de document :
Article dans une revue
Faits de langues, Peter Lang, 2012, 39
Liste complète des métadonnées

Littérature citée [5 références]  Voir  Masquer  Télécharger

https://artxiker.ccsd.cnrs.fr/artxibo-00685837
Contributeur : Georges Rebuschi <>
Soumis le : mercredi 18 avril 2012 - 15:51:21
Dernière modification le : jeudi 11 janvier 2018 - 06:27:17
Document(s) archivé(s) le : jeudi 19 juillet 2012 - 02:30:23

Fichier

Rebuschi-_Conditionnel_version...
Fichiers produits par l'(les) auteur(s)

Identifiants

  • HAL Id : artxibo-00685837, version 2

Collections

Citation

Georges Rebuschi. Ultériorité dans le passé et conditionnels en basque navarro-labourdin. Faits de langues, Peter Lang, 2012, 39. 〈artxibo-00685837v2〉

Partager

Métriques

Consultations de la notice

491

Téléchargements de fichiers

326